Quand la cuisine en bateau devient un jeu d’enfant

Quand la cuisine en bateau devient un jeu d’enfant

La vie sur le bateau est synonyme de beaucoup de libertés et d’aventures, mais elle s’accompagne aussi de défis tous particuliers qu’il faut relever, en particulier dans la cuisine de bord. Que l’on fasse de la voile, que l’on navigue à bord de bateaux à moteur ou que l’on soit au mouillage : même sur un bateau, bien manger joue un rôle essentiel. Cependant, la question suivante se pose : comment cuisiner à bord d'un voilier ? Et comment cuisiner correctement à bord, sur un espace réduit et avec des ressources limitées ? Depuis le choix des appareils de cuisson adaptés jusqu’aux bonnes astuces pour cuisiner sur le bateau, en passant par les conseils pour l’organisation et la sécurité : notre guide pratique portant sur le thème de la cuisine sur le bateau fait de la préparation de délicieux plats un jeu d’enfants, en mer également.

Amenagement cuisine bateau : les bases

Utilisation de la place à disposition et des ressources sur un bateau équipé d’une cuisine

Cuisiner sur un bateau nécessite de la créativité et de la planification, en particulier en ce qui concerne l’utilisation de l’espace souvent limité. Mais comment s’organise-t-on dans la cuisine de bord pour ménager une place pour tout et disposer cependant de suffisamment d’espace pour travailler les aliments et pour cuisiner ? Prendre les bonnes mesures permet de cuisiner correctement même lorsque l’espace à disposition est limité. Nous avons quelques conseils utiles à donner pour que cuisiner dans la cuisine du bateau soit possible rapidement et sans complications, même si l’on dispose de peu de place.

1. L’utilisation efficace de l’espace à disposition

L’ordre entre pour une grande partie dans la vie : ceci est vrai en particulier lorsque l’espace est limité en mer. On peut ainsi, par exemple, laver et ranger, pendant que l’on cuisine, les ustensiles de cuisine dont on n’a plus besoin. La règle est en outre la suivante : ne rien laisser, sur le plan de travail réduit, qui pourrait gêner ou voler dans la cuisine en cas de gîte. D’une manière générale, la vaisselle, les couverts et les aliments doivent être rapidement accessibles mais être rangés dans une armoire ou sur une étagère de façon à ce qu’ils soient protégés contre tout endommagement. En particulier lorsque la mer est agitée, une cuisine de bord bien organisée est extrêmement utile car elle permet de réduire à un minimum le temps passé à cuisiner.

2. Les possibilités de rangement pratiques

En ce qui concerne également l’utilisation de l’espace, certains aspects peuvent être optimisés dans la cuisine du bateau. Des solutions d’étagères astucieuses, pour les épices par exemple, et des supports peu encombrants pour les consommables comme les capsules de café, les filtres à café ou les rouleaux d’essuie-tout, permettent d’exploiter l’espace de façon optimale et de faire régner l’ordre, même dans la plus petite cuisine. Les étagères et les supports sont réalisés en bois de teck noble. Le bois de teck est connu pour sa grande durée de vie et ses propriétés hydrofuges. Il a par conséquent depuis tout temps la préférence dans la construction des bateaux et on l’utilise pour fabriquer des meubles de bateaux. En même temps, son grain régulier en fait également un véritable point de mire à bord. Des fabricants comme ARC et PLASTIMO sont les leaders en la matière.

Réchaud mobile

Quelle nourriture sur un bateau ? Le stockage des aliments

1. Conseils pratiques pour conserver les réserves

Si l’on suit quelques conseils et astuces, conserver les aliments même lorsque la place à bord est limitée n’est pas un grand inconvénient. D’une manière générale, la règle est la suivante pour planifier les provisions pour la cuisine du bateau : n’emporter des aliments qui se putréfient facilement que dans la quantité pouvant être réellement consommée en un temps court. Acheter plutôt un stock d’aliments qui se conservent et qui, dans le cas optimal, peuvent être dégustés sur une longue période, même non réfrigérés. En ce qui concerne la quantité nécessaire, la règle est la suivante : faire une estimation rapide de la quantité approximative dont on a besoin et, en tenant compte du nombre de membres d’équipage, de l’espace de rangement à disposition et de la durée de la croisière, emporter plutôt un peu plus que ce qui serait en principe nécessaire. En mer, en particulier, il est mieux « d’avoir » que « d’avoir besoin ». Les aliments en conserves déjà cuisinés sont alors particulièrement judicieux, parce qu’ils se conservent longtemps à la température de la pièce, d’une part, et qu’ils peuvent d’autre part être empilés sans prendre de place. Il en va de même, par ailleurs, pour les boissons et l’eau potable : rangée dans des caisses à boissons ou stockée dans de grands conteneurs, la réserve de boissons se stocke parfaitement bien et de façon compacte.

2. Réfrigération et conservation des aliments à bord

Ce qui est valable pour la réfrigération à la maison l’est également pour la réfrigération des aliments à bord : les aliments sensibles et facilement putréfiables doivent absolument être réfrigérés dans la cuisine du voilier. En fonction de la place dont on dispose à bord, ces aliments peuvent être conservés au frais soit dans une glacière peu encombrante mais en même temps limitée dans sa capacité, soit, lorsque l’on dispose de suffisamment de place à bord, dans un réfrigérateur. conçu pour être utilisé sur un bateau. Ces deux variantes de réfrigération ont leurs avantages et leurs inconvénients : ainsi, une glacière est transportable et peut être déposée et utilisée sur le pont lorsque l’on s’y installe. En revanche, les avantages d’un réfrigérateur sont en premier lieu sa surface de stockage la plupart du temps plus grande, qui permet également de réfrigérer de plus grandes quantités d’aliments. Quelle que soit la solution pour laquelle vous optiez : pour chaque cuisine de bateau, nous sommes à même de vous proposer la solution de réfrigération adaptée, dans des marques renommées comme DOMETIC, ENGEL, MOBICOOL et ISOTHERM.

Astuce de Tina : comment garder les aliments frais et croustillants

Tina

Dans mon réfrigérateur, accessible par l’avant, je ne place que les aliments qui doivent impérativement être réfrigérés. J’utilise du lait longue conservation que je ne mets dans le réfrigérateur que lorsque la bouteille est entamée. J’achète le beurre et les yaourts en petits packs et, donc, plus souvent. Dans le mini-compartiment de congélation, je peux faire refroidir rapidement les boissons, congeler un plat ou bien ranger une délicieuse glace.

Dans une glacière intégrée, qui s’ouvre par le haut, il est bon de déposer les aliments dans des boîtes en plastique pour que tout soit bien accessible et bien rangé. Afin que tout reste frais et croustillant, en dehors du réfrigérateur, la règle générale est la suivante pour stocker les fruits et les légumes : une bonne ventilation, une bonne protection pour empêcher les fruits et les légumes de rouler, pas trop de superpositions et pas de rayonnement direct du soleil.

Y-a-t-il des particularités pour certaines sortes de fruits et de légumes ?

Je stocke les oignons et l’ail pendant des mois dans une corbeille en osier. Les tomates, les concombres et autres se gardent 2 semaines environ si on les stocke près du plancher, dans une armoire sombre avec rétro-ventilation. Cette règle s’applique également aux pommes, mais celles-ci cèdent de l’éthylène, ce qui a pour effet de faire murir d’autres fruits plus rapidement. Par conséquent, conserver les pommes à distance des autres fruits. Sinon, les kiwis, les raisins ou les pêches peuvent également être stockés séparément près du plancher plus frais, mais il faut les consommer rapidement.

Les agrumes peuvent être placés sur le pont, en un endroit ombragé.

Mes conseils pour la conservation :

  • Marquer les conserves sur le dessus car l’humidité élevée de l’air peut faire tomber l’étiquette avec le temps.
  • Sortir de leur emballage les produits secs comme le riz et les pâtes, afin de produire moins de déchets, et les ranger dans des boîtes en plastique.
  • Les snacks tels que les chips ou les biscuits sont encombrants, certes, mais ils sont parfaits pour la garde de nuit. Il est conseillé de les changer d’emballage.
  • Empiler les boissons et les boîtes sans encombrer et en sécurité, dans la cale ou dans la zone du plancher. Au plus fort de l’été, j’applique en plus un principe de rotation consistant à placer une petite sélection dans le réfrigérateur.
  • Transvaser par exemple le sucre, le café en vrac ou les bouillons dans des récipients fermés, pour les protéger contre l’humidité.

Comment cuisiner sur un bateau ? Quel repas sur un bateau ?

Pour préparer un repas à bord, on dispose de plusieurs appareils de cuisine qui peuvent fonctionner avec différentes sources d’énergie.

Réchauds à gaz, plaques de cuisson à gaz et gazinières

Les réchauds à gaz, les gazinières ou les plaques de cuisson à gaz sont une excellente et efficace possibilité de préparer des plats à bord. Ces appareils sont efficaces et faciles à utiliser, et ils permettent de préparer rapidement des repas. Les réchauds à gaz et les gazinières génèrent immédiatement de la chaleur, ce qui raccourcit le temps de cuisson. Ils sont utilisables de façon polyvalente et permettent de contrôler la température avec précision, ce qui est particulièrement important lorsque l’on cuisine en mer. Ils sont disponibles en variantes pouvant être intégrées directement, mais ils existent également en tant que variantes mobiles qui, si on ne les utilise pas, peuvent être rangées en un autre endroit. La condition, pour pouvoir utiliser une gazinière ou un réchaud à gaz dans la cuisine d’un voilier est d’avoir à disposition une ou plusieurs bouteilles de gaz. Certaines gazinières nécessitent en outre d’être reliées à la batterie de bord. SVB propose, dans son assortiment, une sélection complète de gazinières et de réchauds à gaz émanant de fabricants comme ENO, CAN STEEL et TECHIMPEX

Réchaud à gaz

Cuisinières électriques et plaques à inductionr

Les cuisinières électriques et plaques à induction à bord d’un bateau sont une excellente possibilité de préparer des plats. Elles sont d’une utilisation sûre et facile, et elles sont rapidement prêtes à être utilisées. Les plaques à induction, en particulier, sont efficaces à bord. Elles chauffent les casseroles rapidement et efficacement, ce qui réduit à la fois le temps de cuisson et la consommation d’énergie. Leur contrôle précis de la température vous permet de préparer vos plats favoris à la minute près. Elles sont en outre faciles à nettoyer et trouvent également leur place dans les cuisines de bord peu spacieuses. Pour les utiliser, il est indispensable de disposer à bord d’une alimentation électrique suffisante. Les fabricants connus et bien établis de cuisinières électriques et de plaques à induction sont, entre autres, ENO, STERLING et TECHIMPEX.

Réchauds diesel

Les réchauds diesel présentent, à bord d’un bateau, le grand avantage de pouvoir utiliser le carburant diesel potentiellement présent à bord. Ainsi, des installations au gaz supplémentaires, par exemple, sont superflues. Les réchauds diesel sont robustes et fiables, et ils sont parfaits pour les longs voyages en mer. Ils sont disponibles en tant qu’appareils à placer sur une surface ou en tant qu’appareils à encastrer fixes. Ils assurent une chaleur régulière et ils sont relativement sûrs car ils ne produisent pas de feu nu. Le bateau doit être équipé d’un système de carburant fiable avec filtres et pompes, afin de garantir l’alimentation en diesel. Il est également indispensable de procéder à une maintenance et une inspection régulières du raccordement à l’alimentation électrique à bord, par exemple. SVB propose des réchauds diesel de grande qualité, dans différentes versions et dans des marques comme WALLAS.

Barbecues de bord

Les barbecues de bord à bord d’un bateau, présentent le grand avantage d’être mobiles dans la plupart des cas. Après avoir été utilisés, ils peuvent ainsi être rangés là où il y a de la place. Les barbecues de bord sont compacts et, ainsi, parfaits pour être utilisés sur des bateaux. Pour les utiliser, il faut une surface extérieure bien ventilée, afin d’évacuer la fumée et les odeurs. De plus, des précautions de sécurité, parmi lesquelles un extincteur et un support de niveau pour assurer la stabilité de l’appareil, doivent être prises pour éviter les accidents et les incendies. En fonction du système (gaz ou électricité), un raccordement à la batterie de bord est indispensable. SVB propose des barbecues de bord de fabricants comme COBB.

Astuce de Tina : comment réussir tous les plats à bord

Tina

Cuisiner à bord exige autant de flexibilité et d’adaptabilité que la pratique de la voile. Sur mon voilier, j’ai trois possibilités différentes pour cuisiner, faire cuire ou griller, en fonction des conditions météorologiques !

  • Lorsque le soleil nous offre une énergie généreuse via les modules solaires, j’utilise de préférence la plaque à induction. Le convertisseur installé me permet d’utiliser cette énergie sans peine pour préparer des repas. Lorsque le voilier se trouve au port de plaisance, l’hiver, et qu’il est alimenté en courant via la prise de quai, cette possibilité de cuisiner a également ma préférence.
  • À mon avis, un poisson frais est toujours excellent si on le fait cuire au grill. C’est pourquoi je le fais cuire sur notre barbecue de bord, qui est fixé en sécurité de l’extérieur sur la filière au niveau de la poupe et qui est alimenté par une petite cartouche de gaz. Le barbecue peut parfaitement être actionné depuis le cockpit et, pour moi, faire un barbecue est un highlight l’été, qu’il s’agisse de mettre sur le grill du poisson, de la viande ou des légumes.
  • J’utilise notre gazinière pratique lorsque je veux faire cuire un pain frais ou un délicieux gâteau. À ces fins, je commence par vérifier s’il y a suffisamment de gaz car cuire au four demande nettement plus de temps que cuisiner et consomme beaucoup de gaz. Si la capacité de la batterie est faible, que ce soit au mouillage ou en route, je choisis aussi la gazinière comme point de cuisson. Le montage sur cardans fait que la gazinière s’adapte par ailleurs au vacillement du bateau, ce qui minimise le risque de glissement des casseroles et la gazinière est plus sûre, pour cuisiner, lorsqu’il y a des vagues. Pour faire face à toutes les éventualités, j’ai constamment une bouteille de gaz en réserve à bord.

Cuisiner à bord - Les incontournables pour aménager la cuisine à bord

Ce qui est valable pour la cuisine à la maison l’est naturellement aussi pour la cuisine du bateau : sans ustensiles de cuisine et les accessoires adaptés, il n’est pas possible de cuisiner sur le voilier ou le bateau. Le plus grand défi à relever est alors celui-ci : la planification et le regroupement de tous les ustensiles de cuisine, ingrédients et objets nécessaires, qui ne doivent être absents d’aucune cuisine de bateau. Notre petite vue d’ensemble énumère tous les ustensiles dont vous avez besoin à bord pour préparer de délicieux mets et plats, et qui doivent être bien en vue.

Les basiques pour la cuisine de bord

Ce qui est valable pour n’importe quelle cuisine l’est également pour la cuisine à bord : sans les accessoires nécessaires, il n’est pas possible de cuisiner à bord. Par conséquent, les ustensiles suivants sont également indispensables dans la cuisine d’un bateau :

1. Casseroles, poêles, ustensiles et vaisselle :

Pour les ustensiles de cuisson, la règle est la suivante : aussi peu que possible, mais autant que nécessaire. Si vous n’avez que 2 plaques de cuisson, vous n’avez pas besoin de 3 casseroles ou poêles. Composez votre assortiment d’ustensiles de cuisson de façon à ce qu’ils prennent le moins de place possible. Les poêles à rôtir conçues pour le camping ou pour être utilisées sur des bateaux comportent la plupart du temps une poignée escamotable, ce qui permet d’économiser une place précieuse à bord. De même, les poêles pouvant être empilées les unes dans les autres demandent moins de place que des casseroles ayant à peu près la même taille. Pour ce qui est de la vaisselle, le choix doit se porter sur des articles incassables. En outre : sur la table, les tapis anti- dérapants aident à maintenir la vaisselle et les casseroles en place. Des fabricants comme GIMEX, MARINE BUSINESS, PLASTIMO sont le premier choix qu’il faut faire pour la vaisselle et les casseroles.

2. Couteaux, fourchettes et cuillères

Les couverts ne doivent naturellement pas manquer dans la cuisine d’un bateau. N’emportez pas plus de couverts qu’il y a de personnes à bord car, à partir d’un certain nombre, les couteaux, les fourchettes et les cuillères prennent également de la place. Rangez également les couverts dans des casseroles, par exemple, ou d’autres récipients.

Les incontournables

3. Palettes de cuisine, spatules et autres :

Sans les ustensiles de cuisine classiques à bord, rien n’est possible dans la cuisine. Un grand couteau et un petit couteau pour couper la viande et les légumes, une cuillère pour cuisiner, une palette de cuisine et une spatule sont des aides indispensables devant la gazinière. Là encore, la règle est la suivante : utiliser la place à disposition et, lorsque c’est possible, ranger les ustensiles de cuisine dans des boîtes de rangement ou des casseroles munies d’un couvercle, par exemple.

4. Machine à café et théière, tasses et verres

À bord, le café ou les boissons rafraîchissantes ne doivent naturellement pas être absents. De même, les appareils et la vaisselle nécessaires comme, par exemple, la machine à café, la bouilloire, les tasses et les verres, ne doivent eux aussi pas être absents. En fonction du nombre de personnes à bord, n’emportez que les verres, tasses et autres récipients dont vous avez vraiment besoin et que vous pouvez ranger. Des verres incassables sont proposés par des fabricants comme, par exemple, SILWY, GIMEX, MARINE BUSINESS.

5. Maniques et torchons à vaisselle

Souvent oubliés, mais cependant importants à bord : les torchons de cuisine, les torchons à vaisselle et les maniques. En effet, même dans la toute petite cuisine à bord, les casseroles et les poêles sont très chaudes lorsqu’on les dépose sur la table et il faut également les laver. Ces « ustensiles » de cuisine ne prennent que peu de place, et deux maniques et 1-2 torchons à vaisselle suffisent en général pour une courte croisière.

6. Récipients

Au plus tard après l’ouverture de leur emballage, les aliments doivent être rapidement consommés. Pour que les aliments ne se putréfient pas rapidement, il est conseillé d’emporter à bord un stock suffisant de récipients, c’est-à-dire de boîtes de réserve, de verres à confiture et suffisamment de sachets à fermeture zip. Un petit conseil : les verres dans lesquels des aliments se trouvaient, par exemple les verres contenant de la sauce pour pâtes, peuvent parfois être réutilisés après avoir été vidés.

7. Fines herbes et épices

Il n’est pas toujours nécessaire que les fines herbes soient des fines herbes fraîches qui n’ont qu’une durée de vie limitée et qu’il faut ainsi consommer rapidement. Pour les longues croisières, en particulier, il est par conséquent judicieux de choisir des épices et des fines herbes séchées pour l’office du bateau. Ces épices sont pour le moins tout aussi aromatiques et, par ailleurs, elles se conservent longtemps, elles sont utilisables de multiples façons et elles sont pratiques à ranger, sans prendre de place.

8. Aliments

Les ingrédients frais sont bien sûr toujours les meilleurs au goût. Au moment de choisir les aliments à emporter à bord, il est cependant conseillé d’opter pour des aliments qui peuvent être utilisés de multiples façons et qui constituent la base d’une multitude de plats. Comme pour les fines herbes et les épices, la règle est ici la suivante : à bord, il faut également faire preuve de pragmatisme et c’est pourquoi il n’est pas nécessaire que les aliments soient toujours des aliments frais et non transformés à entreposer au frais parce qu’ils se putréfient rapidement. Les aliments séchés ou conservés d’une autre façon et, ainsi, faciles à stocker et d’une grande durée de vie, restent ainsi les aliments les plus pratiques.

Les aliments suivants sont tout particulièrement conseillés :

Pâtes, riz, conserves de fruits et conserves de légumes, soupes et sauces en sachets, flocons d’avoine, noix, fruits secs, barres de céréales, biscuits emballés, jus de fruits, boissons non alcoolisées, vinaigre et huile.

9. Eau potable

Ne pas oublier : avoir toujours à bord suffisamment d’eau potable. Par personne et par jour, 2 litres au minimum. En effet, on utilise également l’eau pour la cuisine et pas seulement pour boire. Si l’on ne dispose pas d’un réservoir d’eau potable à bord, on peut se poser la question de savoir s’il ne serait pas judicieux d’emporter à bord plusieurs bidons d’eau potable de 5 litres, plutôt que des bouteilles d’eau individuelles.

Astuce de Tina : plus d’aisance et de place dans la cuisine de bord

Tina

Mes incontournables personnels, qui facilitent la vie à bord :

  • De la vaisselle incassable, dont des tasses avec des surfaces d’appui caoutchoutées, sont indispensables.
  • Une planche à découper en bois, anti-dérapante et très lourde, est pratique et reste en place même si la mer est agitée.
  • Des verres à eau et des verres à vin en plastique sont également obligatoires, car ils sont légers et incassables.
  • Les boîtes de conservation pliantes en silicone sont peu encombrantes et utilisables de façon polyvalente, par exemple pour y mettre les plats cuisinés.
  • Je range mes couverts en acier inoxydable dans une boîte à couverts sans couvercle, sous laquelle je place un tapis en caoutchouc pour réduire les bruits générés pendant la navigation.
  • Je range les huiles, la salière et la poivrière dans des supports sûrs placés à portée de main, car je les utilise pratiquement chaque fois que je cuisine.
  • Les aides culinaires quotidiennes comme, par exemple, les couteaux, les spatules, les louches, etc., peuvent être parfaitement rangées sur une barrette aimantée.
  • Différents dessous de verres en liège protègent les surfaces contre les casseroles, les poêles, les pots à café ou les pots à thé très chauds.
  • Pour tenir mes boissons au frais l’été, j’utilise des bouteilles ou des gobelets isolants et j’achète le vin au tonneau, dans des bidons en plastique que je range à l’abri des rayons du soleil.
  • Je ne prépare pas le café avec une machine à café encombrante et j’utilise au contraire une cafetière à espresso pratique en acier inoxydable. Pour faire le thé, j’utilise non pas une bouilloire à eau mais une petite théière également faite d’acier inoxydable adapté à un usage sur un bateau et pouvant chauffer de l’eau pour deux tasses. Ces deux ustensiles sont utilisables aussi bien sur la gazinière que sur la plaque à induction.
  • À titre de toaster, de grill et de gaufrier, j’utilise un appareil multifonction muni de différents inserts, afin d’économiser une précieuse place de rangement. Grâce à sa faible consommation d’énergie, cet appareil peut également être mis en marche en cours de navigation, via le convertisseur.

Astuces pour la cuisine de bord

À bord d’un bateau, la place limitée constitue souvent un défi. C’est pourquoi il est particulièrement important de pouvoir ranger, sans prendre de place, aussi bien les aliments que les accessoires destinés à cuisiner à bord. Quelques astuces, parfois non conventionnelles mais efficaces, rendent le problème de place à bord deux fois moins dramatique.

  • Les casseroles, les poêles et autres, de même que les récipients profonds, conviennent magnifiquement pour ranger les couverts et les ustensiles de cuisine. Ainsi, il est judicieux de les utiliser également dans l’office du bateau.
  • On peut également pré-doser le café. À ces fins, il suffit de verser la quantité nécessaire pour une tasse de café dans un filtre à café, d’attacher ce filtre à l’aide d’un cordon et, le matin, de verser de l’eau très chaude dessus pour faire une tasse. Le café pré-dosé peut parfaitement être conservé dans un sachet à fermeture zip.
  • Pour le sel, le poivre et autres, pour les fines herbes et les épices fréquemment utilisées, il existe des saupoudreuse à épices comportant plusieurs compartiments. L’avantage : on n’a pas à emporter une quantité trop importante d’épices dans plusieurs saupoudreuses qui prennent beaucoup de place. .
  • Le riz, les pâtes et des produits comparables se rangent particulièrement bien dans des sachets ziploc (refermables et réutilisables). Si vous naviguez le weekend, vous pouvez même préparer les repas à l’avance et les emporter alors dans un sachet ziploc permettant également de gagner de la place.
  • L’évier se trouvant à bord est souvent très petit. Pour la grande vaisselle, on peut également utiliser, en plus, de grandes casseroles pour faire office d’évier.
  • Si l’on n’a pas de place dans la cuisine du bateau pour un mixeur plongeant, on peut également utiliser une passoire à mailles fines pour réduire les légumes en purée.
  • Un torchon à vaisselle humide peut remplacer le tapis anti-dérapant à bord et empêcher ainsi les assiettes de tomber de la table lorsque la mer est agitée.
Cuisine de bord

Astuce de Tina : comment maîtriser en toute garantie le quotidien à bord

Tina

Mise en conserve pour une durée de conservation maximum :
À ces fins, j’utilise par exemple de vieux verres à cornichons que j’ai préalablement stérilisés, puis fermés de façon hermétique. Les plats mis en conserve se gardent jusqu’à un an, et les fruits et les légumes se gardent jusqu’à six mois. Je range les verres au frais, au sec et à l’abri de la lumière. Cette solution est parfaite pour les longues croisières.

Une plus grande surface de travail dans la cuisine du bateau :
Je place sur la gazinière une planche en bois massif de taille adaptée, que je peux également utiliser en tant que planche à découper. Cette planche me permet également de couvrir l’évier et de lui attribuer ainsi une autre fonction. À titre de surface de dépose complémentaire, j’utilise en outre la plaque à induction qui est munie d’un tapis caoutchouté.

Utilisation détournée des aliments :
La levure chimique me sert à nettoyer les endroits rouillés des ferrures, et également d’additif pour laver le linge. Avec du jus de citron, je rafraîchis les plats mais je nettoie aussi les planches à découper ou je détartre. Compte tenu de ses propriétés anti- bactériennes, j’utilise l’ail en tant que remède naturel pour les petites blessures ou les piqûres d’insectes.

Conclusion

Bien qu’il ne soit pas toujours aussi commode d’agir à bord et dans la cuisine du bateau qu’à la maison, la réponse à la question « Peut-on cuisiner sur un bateau ? » est clairement Oui. Cuisiner dans la cuisine du bateau nécessite en tout premier lieu une bonne planification et une bonne organisation. Il est tout aussi conseillé de prévoir un menu bien conçu, adapté aux possibilités de stockage et au nombre de membres d’équipage, que de choisir des aliments sélectionnés ayant une longue durée de conservation et utilisables de multiples façons. Bon nombre de mes ingrédients peuvent être utilisés aussi bien crus que cuits, ce qui permet de mieux varier les repas. Dans la petite cuisine de mon voilier, je peux ainsi préparer des plats délicieux et nourrissants. À ces fins, ma préférence va aux recettes simples s’adaptant facilement aux conditions en mer si la houle est forte au mouillage ou si la traversée est un peu désagréable. Étant donné que la place est limitée, j’utilise des équipements de cuisine multifonctionnels et peu encombrants. Je fais également preuve de créativité pour trouver des solutions de rangement en des endroits du bateau parfois inhabituels mais restant facilement accessibles. Une préparation correcte et quelques astuces me permettent d’ajouter magnifiquement les plaisirs culinaires au sentiment de liberté que l’on ressent sur l’eau.

Questions fréquemment posées (FAQ)

Peut-on cuisiner sur un bateau ?
Oui, on peut cuisiner sans problème sur un bateau. Il existe différentes possibilités de cuisiner, par exemple en utilisant des réchauds à gaz, des cuisinières électriques, des plaques à induction et des réchauds diesel, en fonction de l’équipement et de l’alimentation du bateau en énergie. Utiliser efficacement la place limitée est déterminant. Les ustensiles multifonctionnels et les zones de la cuisine compactes et bien organisées aident à tirer parti de l’espace de façon optimale. Des précautions de sécurité comme, par exemple, des zones bien ventilées et des fixations solides, sont également importantes pour cuisiner en toute sécurité et efficacement.
Quels sont les réchauds, cuisinières et barbecues convenant le mieux sur un bateau ?
Sur un bateau, les réchauds à gaz, cuisinières électriques, plaques à induction et réchauds diesel conviennent parfaitement. Les réchauds à gaz sont faciles à utiliser et parfaits pour les longs voyages. Les cuisinières électriques et les plaques à induction permettent de contrôler la température de façon précise et assurent la sécurité, sans flammes nues. Les réchauds diesel utilisent le carburant présent à bord et sont robustes. Les barbecues de bord sont parfaits pour les repas conviviaux à l’extérieur et permettent de vivre d’authentiques soirées barbecue. Ces appareils ont chacun leurs avantages et peuvent être choisis en fonction de l’équipement du bateau et des préférences.
Quelles sont les possibilités de réfrigération à bord ?
Il existe des glacières et des réfrigérateurs spéciaux pour une utilisation maritime. Les glacières sont portables, légères et énergétiquement efficaces, elles sont parfaites pour les voyages courts ou en tant que possibilité de réfrigération complémentaire. Elles sont flexibles et peuvent être facilement rangées. Les réfrigérateurs spéciaux pour bateaux sont robustes, ils permettent un contrôle permanent de la température et ils sont conçus pour être utilisés en mer. Ils sont installés fixes et offrent plus de place pour les aliments, ils sont également parfaits pour les longues croisières. Ces deux appareils sont conçus pour être utilisés dans des conditions difficiles en mer et ils sont adaptés de façon optimale à la place limitée à bord.
À propos de Tina:

À propos de Tina:

Originaire du land allemand de Mecklembourg, Tina a découvert très tôt son amour pour l’eau, aussi bien douce que salée. Avec un master en poche et un voyage autour du monde à son actif, elle met ses diverses expériences au service de l'industrie du divertissement et du tourisme. Aujourd'hui, elle travaille en freelance au Boat Office et vit toute l'année avec son compagnon et leur enfant sur un voilier en Méditerranée.

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